Sommaire de l'article
Résumé de l'article
Une page historique se tourne pour l’automobile française. La Manufacture Alpine Jean Rédélé de Dieppe vient d’assembler l’ultime exemplaire de l’Alpine A110 de deuxième génération thermique. Avec plus de 35 000 exemplaires produits sur le site depuis 1969, dont l’immense majorité (28 701 unités) depuis sa renaissance en 2017, la berlinette moderne passe le témoin. L'usine se transforme dès aujourd’hui pour accueillir la future génération 100 % électrique.
clap de fin pour une icône thermique
Ce 1er juillet 2026, l'émotion était palpable dans les ateliers de Dieppe. Une ultime Alpine A110 R 70, vêtue de sa légendaire robe Bleu Alpine et d'un toit noir carbone, a officiellement quitté la ligne de montage. Ce moment marque la fin de la production du coupé thermique, clôturant un chapitre mémorable entamé fin 2017. Conçue sous le signe de l'agilité et de la compacité, l'A110 moderne a su conquérir le cœur des puristes et des journalistes du monde entier, s'offrant même le luxe d'être sacrée « Sportive de l’Année » à plusieurs reprises. En misant sur un poids plume (à peine 1 100 kg) plutôt que sur une débauche de puissance, la marque au A fléché a prouvé que le plaisir de conduire restait une valeur refuge.
Le cap symbolique des 35 000 véhicules
Un succès commercial historique pour Dieppe
Au total, ce sont 35 450 Alpine A110 qui sont sorties des lignes de la manufacture normande depuis l'ouverture du site historique en 1969. Si la première génération classique n'avait été produite qu'à 6 749 unités, la version moderne lancée en 2017 a littéralement fait exploser les compteurs avec 28 701 exemplaires vendus.
Une signature visuelle plébiscitée
Parmi ces milliers de véhicules qui sillonnent aujourd'hui les routes mondiales, les statistiques révèlent un attachement viscéral aux traditions : 58 % des acheteurs ont opté pour une nuance de bleu, et un tiers de la production totale a arboré le mythique « Bleu Alpine ». Pour une voiture de sport de niche, fabriquée selon des standards quasi artisanaux, ce volume de vente représente un triomphe industriel et commercial sans équivalent dans l'histoire moderne des sportives françaises.
L'avenir d'Alpine : le défi de la haute performance électrique
La métamorphose de l'usine Jean Rédélé
Loin d’être un point final, cet arrêt de production est un tremplin. La Manufacture de Dieppe engage immédiatement une profonde modernisation de ses outils pour s'adapter aux technologies à électrons. Les équipes reçoivent de nouvelles formations pour assembler la future plateforme exclusive de la marque, baptisée APP (Alpine Performance Platform).
Un premier aperçu très attendu
Le constructeur promet que l'ADN de la marque — à savoir l’agilité en virage et l'émotion au volant — sera rigoureusement préserves, malgré le poids inhérent aux batteries. Le public n'aura d'ailleurs pas à attendre bien longtemps pour être rassuré : un « mulet » de développement (un prototype technique) de la future A110 électrique fera ses premiers tours de roue officiels dès la semaine prochaine au prestigieux Goodwood Festival of Speed.
Conclusion : Une transition électrique sous le signe de la passion
La disparition de l’A110 thermique n'est en rien un deuil, mais bien une transmission de flambeau. En l'espace de neuf ans, cette voiture a réussi l'impossible : ressusciter une marque endormie et lui redonner une crédibilité internationale indiscutable. Fort de ce succès, Alpine aborde l'ère de l'électrification avec une confiance totale. Avec l'arrivée de la citadine sportive A290 et du crossover A390, le « Dream Garage » d'Alpine prend forme. La future berlinette électrique, attendue à l’horizon 2026/2027, aura la lourde mais exaltante tâche de réinventer la sportivité à la française. Une chose est sûre : chez Alpine, la passion continuera de faire battre les cœurs, qu’ils carburent à l’essence ou aux électrons.
Crédits Photos : © Alpine 2026

















